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Des puzzles sur les dauphins distribués aux écoles

le 25-11-07 à 09:25 | Ajouter un commentaire


Etroitement lié à l’histoire de nos civilisations, le dauphin est l’un des mammifères le plus connu de la planète mais il est également de plus en plus vulnérable.

L’état de conservation de nombreuses populations de dauphins est menacé de par le monde par les prises accidentelles dans les engins de pêche, la destruction des habitats, la pêche excessive, le changement climatique, les pollutions chimiques et sonores.
L’ouie est le sens le plus important des dauphins. Elle leur est nécessaire pour trouver leur nourriture, s’orienter ou inter agir socialement. Toute perte de capacité auditive peut compromettre la viabilité de ces animaux. Les impacts du bruit, lié par exemple au trafic maritime, peuvent causer des lésions physiques aux dauphins ou provoquer des changements de comportement allant jusqu’à l’abandon d’habitats importants. La pollution chimique va de l’empoissonnement physique direct à la dégradation des habitats. Les polluants organiques persistants, comme le DDT, agissent sur le système de reproduction ainsi que sur le système immunitaire des dauphins. Ils comptent parmi les produits les plus dangereux pour ces espèces.

Afin de sensibiliser le public à la protection des dauphins qui aujourd’hui font face à de nombreuses menaces, les années 2007 et 2008 ont été déclarées « années des dauphins » par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP), la Convention pour la Migration des Espèces appartenant à la Faune Sauvage (CMS) et la société pour la conservation des baleines et des dauphins (WDCS). Ce projet fait partie de la décennie des Nations Unies de l’éducation en vue du développement durable. La campagne développée au cours de cette période, s’inscrit dans le cadre des efforts auxquels tous les gouvernements se sont engagés en vue de réduire la perte de la biodiversité d’ici à 2010.

Opération Cétacés a décidé de participer à cette action de sensibilisation mondiale en créant et diffusant un nouvel outil pédagogique dans les écoles de Nouvelle Calédonie. C’est pourquoi grâce au partenariat mis en place avec la Fondation d’Entreprise Total et Total Pacifique, un puzzle mettant en scène les dauphins du lagon a été édité. 600 exemplaires sont distribués dans toutes les classes de grandes sections de maternelle des écoles publiques et privées de notre île ainsi que dans les associations s’occupant de l’enfance en difficulté.

La Nouvelle-Calédonie abrite une douzaine d’espèces de dauphin. Parmi celles-ci deux peuvent être régulièrement rencontrées dans les lagons ; ce sont le dauphin à long bec et le grand dauphin de l’indo Pacifique toutes deux illustrées sur le puzzle.

DES BALISES ARGOS POUR SUIVRE LES BALEINES A BOSSE

le 09-10-07 à 16:40 | Ajouter un commentaire


Cette année une équipe internationale de scientifique a posé 20 balises Argos sur des baleines à bosse du Pacifique sud en Nouvelle-Calédonie et aux îles Cook, afin d’obtenir des informations sur les zones de reproduction et les routes de migration. Les balises ont déjà apportées de nouvelles informations quant aux habitudes des baleines et les premiers résultats sont fascinants.
Actuellement, 10 balises émettent toujours (5 posées en Nouvelle-Calédonie et 5 posées aux îles Cook). Nous espérons qu’elles vont continuer de transmettre pendant des semaines voir des mois, nous permettant ainsi de documenter les destinations finales de ces grandes baleines dans les eaux froides de l’Océan austral.
La pose de balises sur des baleines est toujours un travail délicat ; contrairement aux loups ou aux ours, les baleines n’ont pas de cou et les balises doivent donc être implantées dans l’épaisse couche de graisse. Les balises ressortent du gras après plusieurs jours ou plusieurs semaines à la manière d’une écharde, mais dans nombreux cas elles continuent à fonctionner pour quelques mois, permettant aux scientifiques de suivre le déplacement de l’animal sur de longues périodes et sur de vastes distances.
Ce projet est une collaboration entre Opération Cétacés (menée par le Dr Claire Garrigue), le Centre de Recherche sur les Baleines des îles Cook (conduit par Nan Hauser), le Laboratoire National des Mammifères Marins des U.S. (avec les Drs Alex Zerbini et Phil Clapham), et l’Institut Aqualie (Ygor Geyer, Rio de Janeiro). Cette étude est financée par Greenpeace International dans le cadre d’une collaboration scientifique visant à étudier certaines populations de baleines à bosse du Pacifique sud soumises à des menaces incluant la chasse commerciale à l’aide de technique non létale.
Cette année, Claire Garrigue a travaillé avec Ygor Geyer brésilien, spécialiste de la pose des balises. Douze des quinze balises initialement prévues pour cette partie du projet ont été posées avec succès en Nouvelle-Calédonie en trois semaines au mois d’août. Ygor s’est alors rendu aux îles Cook où il a déployé les 8 balises restantes avec Nan Hauser.
Grâce aux balises qui transmettent chaque jour leurs signaux aux satellites, les scientifiques vont acquérir des connaissances plus détaillées sur les structures et les mouvements des populations de baleines.
Plusieurs baleines à bosse de Nouvelle Calédonie ont voyagé jusqu’à un mont sous marin situé au sud est de l’archipel. Il est clair d’après le temps passé en cette localité que ce lieu constitue un habitat nouvellement découvert d’une importance considérable pour la population. Une autre baleine s’est rendue à la pointe nord de l’île puis à voyagé jusqu’au complexe récifal des Chesterfield, un ancien site de chasse utilisé par les baleiniers américains au 19ème siècle. D’autres baleines, ont entamé leur migration vers le sud, s’arrêtant à Norfolk ou se dirigeant vers l’île du Nord de la NZ avant de poursuivre leur migration jusqu’à l’Antarctique. La plupart des baleines équipées de balises aux îles Cook se déplacent vers l’ouest passant entre Tonga et les Samoa. Ceci est très intéressant du fait qu’aucune information n’est disponible sur la destination des baleines après leur passage aux îles Cook.

Faites connaissance avec les baleines équipées de balises argos dans l'album photo

SUIVEZ LE DEPLACEMENT DES BALEINES

le 09-10-07 à 16:39 | Ajouter un commentaire


Les baleines à bosse de l’hémisphère sud sont divisées en 7 populations qui se répartissent entre les tropiques et les eaux froides des hautes latitudes. Les baleines se nourrissent dans les riches eaux polaires de l’Antarctique. En hiver elles migrent vers le nord jusqu’aux zones de reproduction situées sous les tropiques. La structure et les migrations de certaines populations de l’hémisphère sud sont assez bien comprises alors que pour d’autres populations elles restent peu documentées. C’est notamment le cas des baleines à bosse d’Océanie ; cette vaste zone océanique qui s’étend de la Nouvelle-Zélande jusqu’à l’Amérique du sud et comprend des milliers d’îles et de complexes récifaux pour lesquelles peu d’informations sont disponibles quant aux migrations et aux zones d’hivernage.
Les populations de baleines à bosse des côtes est et ouest australiennes se portent bien malgré quelques décennies d’une exploitation industrielle intensive. Dans d’autres zones, les baleines à bosse ne montrent aucun signe de rétablissement ; c’est le cas par exemple en Nouvelle-Zélande, à Fidji ou en Nouvelle-Calédonie. Dans ces régions les baleines à bosse restent dispersées ; un maximum de quelques centaines d’animaux y est observé chaque hiver ; contrastant avec la situation passée. En effet dans les années cinquante, le Dr William Dawbin dénombraient jusqu’à quelques centaines de baleines chaque semaine au cours des suivis réalisés à Fidji. Actuellement et malgré plusieurs décennies de protection, les baleines restent rares à Fidji. Les chasses illégales, conduites par l’ex URSS après la seconde guerre mondiale sont en partie responsables de cette situation. Au cours de celles ci plus de 48 000 baleines à bosse ont été tuées alors que seules 2 700 étaient officiellement déclarées. Parmi ces prises, 25 000 baleines ont été chassées en Antarctique au cours de deux saisons de chasse (1959/60 et 196/61) dans une zone située principalement au sud de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Ces chasses ont contribué à décimer les populations.
Malgré cela, la flotte baleinière japonaise va poursuivre son programme de chasse dite « scientifique », en Antarctique. Cette année, et pour la première fois depuis plus de trente ans, les baleines à bosse seront la cible des chasseurs. Les chasses japonaises seront conduites dans deux zones de l’Antarctique situées au sud de l’Australie et de l’ouest de l’Océanie. Des effets sont donc à prévoir sur ces petites populations fragiles du Pacifique sud.
Suivez les déplacements des baleines sur www.greenpeace.org/greatwhaletrail

Saison d'observation 2007

le 19-07-07 à 14:30 | Ajouter un commentaire


Chaque hiver, une petite population de baleines à bosse fréquente les eaux côtières de Nouvelle Calédonie et plus particulièrement le lagon Sud pour s’y reproduire. Afin de mieux connaître ces animaux et d’assurer leur protection, une équipe de scientifiques mènent chaque année des campagnes d’observation à terre et en mer.

Station d’observation terrestre : le projet du Cap Ndoua.
Les observations conduites depuis le point de vue terrestre du Cap Ndoua ont pour objectif d’évaluer les interactions entre les baleines à bosse occupant la zone et les différents bateaux venant les observer. A l’aide d’un équipement télémétrique, les déplacements des baleines et des bateaux sont suivi en temps réel, permettant ainsi de mesurer la vitesse et la trajectoire des animaux ou encore le nombre de bateaux présents et les distances d’observation.

Le programme de recherche en mer.
Les observations réalisées en mer ont pour objectif d’estimer l'abondance de la population de baleines à bosse de Nouvelle Calédonie et de suivre l’évolution de cet effectif. Chaque baleine rencontrée en mer est identifiée par photographie du dessin présent sous sa nageoire caudale qui permet de reconnaître individuellement chaque baleine. Elle est également identifiée génétiquement par l’analyse d'un petit morceau de peau prélevé par biopsie ou récolté par écrémage de la surface de l'eau.

Comment nous aider ?

le 26-06-07 à 11:16 | Ajouter un commentaire


En nous faisant parvenir vos observations :

• Date, heure, position (lat, long)
• Description de ce que vous avez observé
• Photographies ou vidéos

Depuis 1991, nous diffusons un questionnaire d’observation des mammifères marins à la mer. Les informations récoltées ont permis d’identifier 23 espèces de mammifères marins en Nouvelle-Calédonie.
Alors si vous avez la chance de rencontrer des dauphins, des baleines, des dugongs ou d'autres mammifères marins n'oubliez surtout pas de remplir la fiche d'observation et de nous l'expédier à op.cetaces@lagoon.nc ou Opération Cétacés BP12827 98802 Nouméa cedex.
Toutes les informations que vous pourrez nous fournir sont utiles ainsi que vos photos. Même si elles vous semblent de mauvaise qualité elles peuvent nous permettre d'identifier une espèce ou de reconnaître un individu.
Vos informations serviront à :
- poursuivre le recensement des espèces de cétacés présentes dans les lagons ;
- recueillir des informations plus précises sur la répartition de ces espèces ;
- évaluer la fréquentation saisonnière des différentes zones ;
- apprécier le comportement des espèces et leur interaction.

Merci pour votre aide !

Fiche d'observation à télécharger :

http://www.operationcetaces.com/fichiers/3926.pdf

Comment approcher les cétacés ?

le 26-06-07 à 11:13 | Ajouter un commentaire


De nombreux pays ont établi des règles d’approche des mammifères marins pour protéger les animaux en limitant les perturbations occasionnées. Bien qu’aucun règlement ne soit en vigueur dans les eaux de Nouvelle-Calédonie, ces quelques règles simples peuvent permettre d'éviter ces cicatrices laissées par une hélice de bateau :
* Ne pas approcher les baleines à moins de 100 mètres ;
* Eviter l’observation des mamans-petits et ne pas les approcher à moins de 300 mètres ;
* Lorsqu’un animal approche le bateau, les moteurs doivent être placés et maintenu au point mort jusqu’à ce que l’animal s’éloigne à plus de 100 mètres du bateau ;
* Limiter le temps d’observation à 30 minutes maximum ;
* Suivre une route parallèle aux animaux observés, ne pas se placer directement à l’avant d’un groupe et ne pas suivre les baleines par l’arrière ;
* Limiter à 5 le nombre de bateaux en observation simultanée d’un groupe de baleines.
Pour profiter du spectacle tout en assurant votre sécurité et en préservant la tranquillité des animaux n'oubliez pas de respecter ces quelques conseils!


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