Présentation

Des études scientifiques en Nouvelle-Calédonie


Depuis plusieurs années l’Opération Cétacés cherche à promouvoir la connaissance et le respect de la nature néo-calédonienne. Nous poursuivons plusieurs objectifs, comme le recensement et l'identification des différentes espèces de mammifères marins présentes dans les eaux néo-calédoniennes grâce à la diffusion de questionnaire portant sur l’observation des cétacés à la mer, ou la collecte de données biologiques à l’occasion d’échouage de mammifères marins. Nos principales études portent sur les baleines à bosse, qui fréquentent les eaux de Nouvelle-Calédonie au cours de l’hiver austral, les dugongs et les grands dauphins de l’Indo-Pacifique que l’on rencontre toute l’année dans le lagon.
• Inventaire des mammifères marins de Nouvelle-Calédonie
• Suivi des échouages
• Etude de la population de baleines à bosse de Nouvelle-Calédonie en relation avec les autres populations d’Océanie
• Etude de la population de dugong

Et dans les îles océaniennes du Pacifique sud


Nos études scientifiques sont réalisées en collaboration avec d’autres chercheurs du Pacifique sud dans le cadre du Consortium de recherche des mammifères marins du Pacifique Sud créé en 1999. Ce groupe est composé de scientifiques qui étudient les cétacés et plus particulièrement les populations de baleines à bosse du Pacifique Sud. Les membres viennent de Nouvelle-Zélande, de Nouvelle-Calédonie, d'Australie, des îles Cook, de Tonga, de la Polynésie Française, ainsi que de la côte pacifique de l'Amérique du sud. Nous nous réunissons chaque année pour mettre en commun les résultats obtenus par chaque équipe. Les catalogues de photographies permettant d'identifier chaque baleine sont régulièrement comparés. L'ensemble des baleines à bosse identifiées dans les îles d’Océanie représente actuellement un total de plus de 600 individus. Nos travaux ont permis d’obtenir des informations intéressantes sur les mouvements des baleines à bosse travers le Pacifique et de mettre en évidence des échanges migratoires entre les différentes îles. Les données fournies par les participants ont également montré que le nombre de baleines à bosse est toujours dramatiquement faible dans le Pacifique sud. En effet, les baleines à bosse sont toujours rares dans les eaux néo-zélandaises et les taux de croissance mesurés à travers la région restent faibles (hors Australie). Des rapports scientifiques et des publications résumant nos découvertes, sont publiés chaque année. Ces résultats sont présentés dans diverses réunions régionales et internationales comme la Commission Baleinière Internationale et lors des conférences scientifiques sur les mammifères marins. Ces travaux confortent l'importance de poursuivre les actions pour la protection des Baleines du Pacifique Sud sur l’ensemble de leur zone de reproduction.

Des actions pédagogiques


Un partenariat avec la Fondation d'Entreprise TOTAL et la société TOTAL Pacifique a permis à Opération Cétacés de participer avec le CIE à la création d'une mallette pédagogique sur les baleines à bosse. Destinée aux bateaux de whale watching et financée par la province Sud cette mallette contient, des photos, un baleineau grandeur nature réalisée par la tribu des femmes de l'île Ouen, le livre "Nouvelle Calédonie, un rendez vous pour les baleines" offert par les Editions Catherine Ledru, un puzzle et un jeu de l'oie réalisé par Opération cétacés grâce à la Fondation d'Entreprise TOTAL et la société TOTAL Pacifique. Ce livret contient des informations sur les baleines à bosse. On y parle de leur migration, de leur alimentation et de leur reproduction. Le rôle des baleines dans la vie des tribus y est également abordé. Le partenariat nous a également permis de distribuer ce document dans toutes les écoles primaires du territoire afin de sensibiliser les plus jeunes à la protection de ces grands cétacés.

Intervention en cas d'échouages


Les échouages de mammifères marins sont généralement peu fréquents en Nouvelle-Calédonie. On en recense environ un par an mais certaines années, sans que l'on puisse attribuer à ce phénomène une quelconque raison, les échouages se multiplient comme en 1997 ou en 2006.
Les prélèvements effectués sur les animaux échoués nous permettent d'obtenir des informations quant à l'état de santé des océans grâce à l'analyse des métaux lourds, des pesticides, des radio-éléments contenus dans le muscle, le foie et le rein des animaux. L’analyse du contenu stomacal nous renseigne sur le régime alimentaire de l’espèce dans la région. Enfin les analyses effectuées sur les dents permettent de connaître l’âge de l’individu. Les analyses de génétique effectuées sur de petit morceau de peau nous permettent d’identifier l’espèce échouée car parfois l’état des cadavres ne permet pas d’identification immédiate. C’est ainsi que la présence de nouvelles espèces de cétacés en Nouvelle-Calédonie a été mise en évidence par l’analyse génétique de prélèvements effectués par les gendarmeries.
La cause des échouages est en général difficile à connaître. Plusieurs vétérinaires nous aident dans cette tâche, comme Jean Christophe Vivier, Hervé Leroux, Pierre Primot, Alexandra Campos ou Eric Clua. Les pompiers (de Nouméa, du Mont Dore, de Paita et de Dumbéa), ainsi que les services techniques des mairies comme celle du Mont Dore et de Nouméa nous ont également prêté main forte.
Un grand merci à tous.



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